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Le début
J'ai ensuite démonté le reservoir d'essence pour le mettre de côté au cas où je voudrais prendre des mesures pour la relocalisation du goulot de remplissage (voir plus loin), mais, à part ça, il était inutilisable (rouillé et plein de "vieux gaz évaporé"). J'ai enlevé les sièges. Eux aussi étaient complètement rouillés et avaient servi de nids pour écureuils. Ce buggy avait été entreposé à l'extérieur dans un bois. Les ressorts du sièges étaient coupés par la rouille et un rembourage ne serait probablement pas très économique. Ça s'est avéré difficile de trouver d'autres sièges (voir plus loin). C'était maintenant le temps d'enlever la carrosserie (déjà!). Quelques boulons de chaque côté et elle était libre. Ma femme et moi l'avons sorti du garage pour la tourner à l'envers et la laver. C'est très léger (environ 50-75 lbs). Ensuite, nous l'avons déposé sur la pelouse en arrière de la maison pour plusieurs semaines (elle sera couverte de neige quand je la réinstallerai). Maintenant, le vrai travail va commencer! Et quel boulot! Il va falloir réparer le plancher, inspecter et refaire les freins, nettoyer et vérifier la transmission et les arbres de transmission, démonter et réparer le moteur mais le plus difficile sera d'installer un frein à main. En effet, le frein à main avait été enlevé et l'ouverture refermée et soudée (!). Mon idée, à ce point, était de remplacer les "pans" par des neuves qui veux dire refaire les plancher en neuf mais pour avoir plus de chance de rencontrer mon objectif de me balader en buggy l'été suivant, j'ai décider de seulement réparer les trous, solidifier le plancher et remplacer les "pans" une autre fois (l'hiver prochain par exemple). J'ai donc réparer les planchers, après avoir enlevé la rouille de surface avec une brosse métalique sur ma perceuse, avec des pièces de tôle où c'était nécéssaire et c'est très solide. Le frein à main
Le chassis a alors été peint en noir lustré antirouille (au pinceau). Il existe un bon produit, POR 15, qui est une peinture antirouille ultra résistante mais comme je veux remplacer les "pans" plus tard, j'ai décidé de peinturer au "Tremclad" pour l'instant. Les freins
Les coussinets de roues avant Lors de l'inspection mécanique détaillée, j'ai trouvé un coussinet (bearing) de roue qui était endommagé et c'est le genre de dommage qu'on doit réparer. Aucune marque sur les boules ou rouleaux de coussinets ne devrait être tolérée. Aucune de ces marques ne va s'améliorer avec le temps. Il fallait le remplacer et tant qu'à faire, on remplace les quatre (1 à l'extérieur et 1 à l'intérieur pour chaque roue avant). Les coussinets originaux etaient du type à boules et je les remplaçais par d'autres de type à rouleaux. Si on fait les quatre, ça ne pose pas de problème de changer de type, sauf que les coussinets à boules se séparent en trois pièces et ceux à rouleaux se séparent eu seulement deux parties. Alors, le coussinet intérieur doit pouvoir glisser sur la fusée de roue, contrairement au coussinet à boules qui est installé plus serré, sinon, on ne pourra pas enlever le tambour de frein après. Ce qu'il faut faire, c'est de lentement sabler la fusée jusqu'à ce que le coussinet glisse légèrement. Pas trop, pour ne pas créer de jeu. Un papier sablé 120 est le mieux et il faut bien nettoyer après. Qui veut avoir de la limaille de fer dans la graisse de roue? Pas moi! La transmission À ce moment, la carosserie, le moteur et la transmission sont enlevés du chassis. Avant de remettre la carosserie, il faut nettoyer la transmission pour pouvoir l'installer et quel travail! Ce buggy avait été utilisé dans les bois pendant quelques années avant que je ne l'achète et ça paraissait. La transmission était couverte d'une couche d'un mélange de terre, d'huile et de graisse, d'une consistance près de celle du goudron. Ça me donnait aussi un petit indice qu'il faudrait remplacer les joints des arbres de sortie. Mais un instant! Avant de commencer à nettoyer, il faut inspecter la transmission et vérifier qu'elle sera utilisable. J'avais bien fait, car en inspectant l'interface du moteur, j'ai trouvé que celui-ci avait dû être mal attaché (boulons mal serrés) et la surface de contact était très usée, à un point tel que la "flywheel" avait contacté la transmission dans le bas. Je venais donc de décider d'utiliser ma transmission de rechange. Je n'en connaissais pas la condition interne, mais pas plus que celle-ci... Je l'ai donc tout nettoyée (en faisant tout un dégât dans le garage) et frotté avec un brosse d'acier pour lui donner une belle présentation. Peut-être recevra-t-elle une couche de peinture en même temps que le buggy mais pas tout de suite; il y a plus important à faire. Quand j'ai comparé les deux transmissions, j'ai remarqué qu'elles n'avaient pas le même arrangement de coussinet d'embrayage ("bearing de clutch") et il m'a fallu "tranplanter" trois "studs" pour compléter l'installation du mécanisme d'embrayage. Ce fût fait sans trop de problème. Il fallait seulement être prudent pour ne pas percer les trous trop creux et ressortir la mèche dans la transmission! Après tout ce nettoyage et cette petite modification, j'ai remplacé les deux supports arrières et j'ai pu réinstaller la boîte de vitesse et le démarreur, lui aussi préalablement nettoyé. Les arbres de transmission Ceux-ci avaient aussi besoin d'être remis à neuf. Ils étaient sales mais j'avais surtout peur que les roulements à l'intérieur des joints homocinétiques (CV joint) soient abîmés ou usés et je voulais les regraisser de tout façons. Un seul joint, finalement, était usé au point de le remplacer. Mais il m'a fallu démonter trois de mes joints de rechange usagés pour en trouver un bon. Ensuite j'ai nettoyé le tout dans le solvent et regraissé les quatre joints en suivant les instructions dans mes livres de référence et le tour est joué. J'ai réinstallé le tout en serrant bien les boulons selon le couple recommandé. Pour cette opération, il faut acheter un outil spécial qui s'adapte sur le "torquewrench". C'est très important d'installer les petites rondelles dentelées spéciales sous la tête de chaque boulon parce qu'elles servent à maintenir le couple de serrage. Il ne faut pas non plus remplacer les boulons spéciaux pas un autre type. Après ça, j'ai remis la carrosserie sur le chassis. Enfin de retour à un look de vraie voiture!
Le moteur
J'ai commencé par enlever tout
les petits accessoires comme fils de bougies, tuyaux de vaccuum, etc, les
silencieux rouillés/percés et le filtre à air (Attention!
Il est plein d'huile!). Il faut ensuite enlever le générateur
et le refroidisseur en un seul morceau. Première surprise!
La cavité sous le refroidisseur est pleine de foin. J'espère
que le moteur n'a pas surchauffé. On saura ça plus
tard, quand on verra les pistons. À chaque fois que je démontais
quelque chose, je mettais toutes la quincaillerie dans un petit sac Ziplock
de 2 x 3 pouces (que j'avais trouvé au marché aux puces pour
1$/25 sacs). Ça aidait ma mémoire à se concentrer
sur les Comme je voulais bénéficier du refroidisseur à "doghouse" du moteur de rechange, j'avais entre temps décidé d'utiliser le carter du moteur de rechange puisque le moteur d'origine du buggy avait l'ancien style de refroidisseur avec le radiateur d'huile à l'intérieur du refroidisseur. Cependant, en enlevant la roue d'air (flywheel), j'ai découvert que le gros boulon qui l'attachait n'avait pas le couple recommandé et la conséquence était que les "dowell pins" du vilebrequin avaient allongé leurs trous dans la roue d'air et le vilebrequin. Il aurait donc fallu remplacer le vilebrequin, donc les coussinets dans le carter, etc, etc. J'ai alors décidé de revenir au carter original et de le modifier pour installer le refroidisseur a "doghouse". La seule chose à faire pour ça finalement était de percer, fileter et remplacer un "stud" pour l'attachement du radiateur d'huile ainsi que de percer deux autres trous un plus grand. Ce fut fait sans trop de mal et j'ai ensuite nettoyé le carter au complet et préparer pour le remontage. J'ai nettoyé toutes les pièces
et peinturer les tôles. Les cylindres ont été
sablés au jet (après avoir protégé l'intérieur)
et repeint à la peinture à haute température.
J'ai passé les pierres (honing) dans les cylindres en vue de l'installation
de nouveaux "rings" de pistons. Je n'ai pas démonté
les soupapes des culasses car elles semblaient en bonne condition.
Après plusieurs heures de La soudure Je me suis ensuite attaqué à la barre anti-capotage (traduction libre de "roll bar") et du support de colonne de direction. Lorsque j'ai eu le buggy, la colonne de direction était installée au travers du tableau de bord, ce qui veut dire que si je voulais enlever celui-ci, je devais commencer par débrancher la boîte de direction, en passant péniblement par l'espace autour de la roue avant gauche. Alors j'ai décider de fabriquer un support qui reposerait sur les deux côtés du buggy et qui supporterait la colonne. Les support de côté cumule deux fonctions. En plus de joindre les côtés du buggy pour porter la colonne, je les ai fait dépasser vers le haut et garni d'un bout en cahoutchouc ajustable, qui supporte le capot/tableau de bord pour ne pas que ce dernier repose sur la colonne de direction. Le tout est donc assez solide pour que je m'appuie sur le volant lorsque je monte et je descend du buggy.
Le réservoir à essence Le réservoir original était tellement rouillé et plein d'essence évaporée qu'il a été déterminé inutilisable. J'en ai donc acheté un neuf. Il fallait cependant faire quelques modifications pour pouvoir l'installer. Il fallait tout d'abord "déplacer" le goulot de remplissage du côté vers le centre du réservoir. Il fallait couper le goulot original le plus près possible du réservoir, souder une plaque pour boucher le trou mais le plus délicat était de bien localiser le goulot pour qu'il soit en ligne avec l'ouverture du capot. J'ai installé le réservoir et le capot avec tous leurs boulons et déssiné sur le réservoir la zone vis-à-vis l'ouverture du capot. J'ai ensuite enlevé le capot et trouver le centre de la zone. Avec une scie emporte-pièce du bon diamètre, j'ai percé la tôle et soudé le goulot à la bonne hauteur (avec l'aide de mon beau-frère Bruno). Quand le réservoir était installé temporairement, j'avais remarqué que la sortie d'essence n'était pas exactement au point le plus bas et j'ai compris que c'était pour ça que le réservoir original était plein de résidus d'essence évaporés. Alors, plutôt que de déplacer celui que j'avais, j'ai coupé celui du réservoir original avec une scie emporte-pièce, je l'ai sablé au jet et soudé au bon endroit du nouveau réservoir.
Les pare-chocs
Les sièges Les sièges du dune buggy étaient complètement pourris. Après avoir mesuré certains sièges de remplacement provenant d'autos plus récentes, il est apparu assez rapidement qu'il serait difficile d'en trouver. Ils étaient toujours trop larges. Le bâti ne devait pas excéder 19 pouces et je trouvait toujours des 21 pouces et plus. J'ai finalement trouvé des sièges de Suzuki Swift 1991. J'ai acheté 4 sièges pour 25 $ (deux gauches et deux droits avec deux type de tissus différents). Le problème (on dirait qu'il y en a toujours un) était que les deux sièges gauches étaient brisés au même endroit. J'ai donc coupé certaines parties du bâti pour les souder sur un des bâtis de siège droits pour en faire un gauche. Ce fût un peu long mais pas compliqué. J'ai ensuite transplanté les tissus pour avoir un kit complet. J'ai aussi modifié les glissières et fabriqué des montures de sièges qui permettait de les installer le plus bas possibles pour éviter le look "tracteur" mais tout en permettant de conserver une partie de l'ajustement avant-arrière (nécéssaire pour l'inspection). Le système électrique Cette partie a été un
peu plus longue. J'ai commencé par me faire un schéma Alors, un fois que les attaches et les accessoires électriques sont tous localisés et bien à leur place, j'ai suivi mon schéma et passer chaque fil. J'ai commencé par les plus gros fils (pour le démarreur et l'alimentation principale) ensuite les fils pour les phares avant, les autres feux et enfin les autres fils plus petits. J'ai choisi les grosseurs de fil de façon très conservatrice. J'avais récupéré du fil de calibre 8 pour le démareur et l'alimentation principale d'un autre Beetle, les autres sont venu de ce harnais de Mustang 1992. J'ai utilisé généralement du fil de calibre 12 ou 14 pour les plus grosses charges (phares ou quand plusieurs lumières étaient alimentées, ou encore pour les mises à la masse) et 16 ou 18 pour les circuits moins chargés ainsi que quelques calibre 20 pour les circuits faibles comme la lumière de pression d'huile (2 watts). J'essayais de prendre des fils de couleur similaire pour les cicuits ayant une certaine relation, par exemple, tous mes fils de feux de positions sont rose ou rose lignés d'une autre couleur. J'ai ensuite fait tous les branchements individuels sur les accessoires. Je n'aime pas l'isolation des cosses (terminals) sertis qu'il y a sur le marché alors, pour chacune d'elles, je coupais le plastique de l'isolation avec un X-acto avant de le sertir sur le fil et je le couvrais avec un bout de "heatshrink" disponible chez Canadian Tire. La finition du harnais est aussi beaucoup mieux. Les premiers tests ont révélé quelques petites erreurs mais rien de majeur. Le système électrique était complété mais il nécessitera quelques réajustements suite à l'inspection mécanique, dont j'en parlerai plus loin. Les essais Enfin le temps de démarrer le moteur! Lors du premier essai, le moteur ne voulait pas démarrer. Zut! Après un peu de recherche, j'ai découvert que j'avais tuyauté ma pompe à essence mécanique à l'envers. OK, c'était facile à régler. Après quelques autres essais, il a enfin démarré! Wow, quel son enivrant! Quelques ajustements et le moteur tournait rondement. J'avais quelques ennuis avec l'avance du distributeur. Je l'avais fais au son et j'en avais mis trop. La batterie ne pouvait par démarrer le moteur si elle n'était pas chargée à bloc avec le chargeur juste avant de partir. Avec une "timing light", ce fût réglé rapidement. Le problème majeur était avec l'étrangleur (choke). La première fois que je l'avais démarré, je n'avais pas remarqué le problème parce que j'avais laissé l'allumage à "on" assez longtemps pour que le "choke" soit désactivé mais lorsque je le démarrais normalement, il partais tout de suite mais en réchauffant, il tournait de plus en plus lentement et riche jusqu'à ce qu'il s'arrête sans que je puisse le ramener. Ensuite il agissait comme s'il était noyé. Ça m'a pris plusieurs jours à résoudre le problème parce que je ne pouvais faire qu'un essai par soir (le temps que le moteur refroidisse et il était trop tard. Je ne voulais pas embêter les voisins avec le bruit). En y réfléchissant un peu, j'ai réalisé que je devais avoir suivi une procédure d'ajustment de "choke" érronée. Maintenant que le "choke" est bien ajusté, il se désengage plus rapidement et ça fonctionne correctement. Le processus complet est décrit sur une autre page! Le début de cette opération a été fait en août 2002 pour se terminer en octobre. Immatriculation Je ne pouvais plus attendre et je suis allé tout de suite au bureau local de la SAAQ pour plaquer mon véhicule mais j'ai frapper un noeud (encore!). Une chance que je suis fait fort, parce que j'aurais pu me décourager... On m'a informé qu'il me fallait le certificat de conformité qui devait être envoyé par la poste par le Service de l'Ingénierie des Véhicules de la SAAQ, ainsi qu'un certificat de pesée. J'ai été dans une carrière de la région pour faire peser mon véhicule. Le certificat demandé est arrivé quelques jours plus tard. Je suis donc retourné au bureau de la SAAQ et j'ai enfin obtenu ma plaque!!! C'était le 22 octobre 2002, presqu'un an, jour pour jour, depuis que je l'ai acheté (voir tout en haut de cette page). Donc, la restauration est complètée. Le reste du travail sera couvert dans une page de projets. |
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Dernière mise à jour: 13 septembre 2004